135 Avenue du Président Robert Schuman
33110 Le Bouscat
nous écrire
05 56 79 34 54

2016-2017 : Un bon cru placé sous le signe de la confiance et de la résilience

2016-2017 : Un bon cru placé sous le signe de la confiance et de la résilience

Il nous semble fondé d’annoncer le deuxième millésime du collège Saint-Fort comme prometteur : les conditions matérielles s’améliorent  de jour en jour et nos 23 pionniers de l’an passé -devenus  50 collégiens aujourd’hui- se répartissent harmonieusement entre filles et garçons, sur les trois niveaux de 6ème, 5ème et 4ème. Etudier dans un cadre apaisant qui génère  une atmosphère conviviale est donc une aventure possible. Après ce galop d’essai, notre petit collège doit grandir en s’enracinant  dans une démarche fondée sur la confiance et la résilience.

Selon Don Bosco, la confiance est la clé de l’éducation : « Sans affection, pas de confiance, sans confiance pas d’éducation. » Elle se traduit au collège par l’estime mutuelle des professeurs et des élèves dans leur progression au cœur de la matière enseignée. Parole d’enseignant sur la cour d’honneur du collège : « il faut que le courant passe… et ce sera gagné pour la maîtrise du passé simple. ».  Fi de l’esprit potache  du fond de la classe, ou de la guerre des tranchées de part et d’autre de la chaire du maître, si nous arrivons à faire apprécier peu à peu la maitrise de la conjugaison ! Les petits effectifs scolaires maitrisés sont un atout. Un esprit de franche camaraderie et de franche autorité sont une exigence. En conséquence, se dire la vérité « entre quatre yeux » fait grandir chez l’élève un sentiment de confiance appuyé sur ceux de la justice et de la reconnaissance. Il n’y a aucune raison que cela ne marche pas car nos élèves sont « de bons enfants » comme se plait à le dire notre cher abbé Sauvonnet. Cette confiance multipolaire entre tous les acteurs de Saint-Fort nous permet de relever  l’épreuve de la résilience. Il y a certes moins de 100 élèves (pour l’instant !) et le collège souffle à peine sa première bougie, mais « ce n’est pas avec un grand nombre de troupes, mais avec des troupes bien organisées et disciplinées que l’on obtient des succès à la guerre » nous confie Napoléon.  Mais quelle guerre met donc notre résilience à l’épreuve ?

En Sciences Physiques, la résilience est la capacité des matériaux à résister aux chocs. Le pédagogisme fou de notre société post-moderne a de quoi dérouter les parents dans leur mission d’éducateurs. Le doute remplace peu à peu la confiance : Quelle est  la capacité de résistance des  institutions scolaires face au rythme dément des réformes scolaires ?  Quels remparts proposent-elles  face au délitement sournois de la moralité accéléré par la révolution numérique ?…La santé morale, une construction intellectuelle cohérente et progressive  des adolescents- fondées sur le Droit Naturel- ne semblent plus garanties par la capacité de résilience des collèges. C’est ainsi que se crée dans l’esprit de certains parents avertis un climat de « guerre froide » entre d’une part les  obligations légales du  socle commun de compétences   et d’autre part les aspirations légitimes  de transcendance attendues d’un collège catholique. Résilience et confiance…

Le collège Saint-Fort tente donc d’entretenir un climat de confiance en son sein,  tout en étant animé par un esprit de résilience psychologique qui est une capacité à résister aux aléas  des réformes.  Au quotidien, nous trouvons la cohérence pédagogique et éducative par la Joie de l’étude et l’Espérance d’une progression en sagesse et en intelligence des élèves qui nous sont confiés. Nos aumôniers  témoignent  de ces qualités par leur présence en cours et sur la cour. Nos professeurs y contribuent par leur motivation à donner aux élèves un bien précieux : le goût de l’étude évalué par une notation chiffrée qui donne des repères et qui est source d’émulation. Outre le passé simple, n’oublions pas les Arts, les Sciences et le Rugby … mais aussi le Catéchisme et le Latin plaçant ainsi Saint-Fort dans une belle perspective chrétienne de la finalité de l’enseignement. Laissons le mot de la fin à Simone Weil : « C’est ce rôle du désir dans l’étude qui permet d’en faire une préparation à la vie spirituelle. » Confiance et résilience coiffées par l’exigence…. En route pour 2017 !

Share

ipsum commodo diam ut suscipit libero. in Aliquam justo